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Les artistes

MARIE BERENGER

Marie Berenger

Diplômée de l' école d'art et de design Marseille-Médittérranée en 2018.  Elle  vit et travaille à Marseille.

Artiste céramiste et textile, je tends à troubler la frontière entre ces deux médiums, à faire circuler les gestes et les savoir-faire de l’un à l’autre.

Ma démarche artistique est liée à une volonté de conservation. Comment tenter d’étirer le temps, et comment convoquer, à travers les œuvres, des expériences intimes et collectives ?

Les objets réceptacles, tels que les reliquaires, ainsi que l’imaginaire religieux nourrissent mes recherches autour de la trace, de la mémoire et de l’intime. Je m’intéresse à ces objets qui contiennent et protègent, et qui deviennent les dépositaires d’une présence, d’une absence ou d’un souvenir.

Emprunter à la mythologie, aux croyances ou à l’histoire de l’art, créer des espaces oniriques où des fils se tissent entre l’intime et le collectif reste mon terreau nécessaire à l’élaboration d’une pièce. Le collectif passe par une mémoire commune, liée à des œuvres d’art, des récits ou des expériences communes.

Pour cette exposition, je souhaite faire dialoguer la céramique et le textile à travers leurs formes et à l’aide de différentes techniques. Le moulage de broderies, par exemple, me permet de transférer un motif textile sur la terre. Le geste et la trace du fil, habituellement inscrits dans une matière souple, se retrouvent alors figés dans la céramique.

Ce dialogue se poursuit également par la mise en regard d’œuvres textiles et de pièces en volume.

Je souhaite réaliser un coffre brodé, inspiré de la tapisserie de La Dame à la licorne, dont l’intérieur dissimule d’autres broderies. Des pièces murales ainsi que des pots réceptacles destinés à accueillir des broderies compléteront ma

proposition.

La fragilité du textile entrera ainsi en résonance avec la permanence de la terre. La mémoire sera désormais inscrite de façon palpable dans la matière.


ANNE BOTHUON

Anne Bothuon photo.jpg

Sculptrice textile et scénographe française Anne a suivi un double cursus artistique d'excellence axé sur le design, les arts appliqués et les arts du spectacle

Avec de la ouate et du tissu , je modèle mes sculptures, mes personnages.
Comme une Parque, à force de points, de nœuds, de brides, de reprises, je fais apparaître un corps, pas un corps en gloire, mais un corps commun à tous avec ses défauts et ses petites imperfections, loin des images médiatiques.
 Le choix de l'échelle à taille humaine  confère aux sculptures un effet de miroir renvoyant le spectateur à lui même.
Echanges de regards, de regards brodés ?
Avec ou sans socle, elles ont les pieds sur terre, volent en apesanteur ou chutent en déséquilibre aussi légères que puissantes.
La gaze de tarlatane  teintée et rebrodée leur donne des transparences proches de la carnation.
 Loin de la technologie contemporaine, j'ai choisi le fil et l'aiguille et placé au centre de mes préoccupations, l'humain.

AURELIA JAUBERT

Aurélia Jaubert

Elle fait ses premiers pas artistiques en pratiquant la photographie aux côtés d'une amie photographe. Elle bifurque ensuite vers la peinture, puis la sculpture, avant de commencer à intégrer ses propres photographies au sein même de ses tableaux. A partir des années 2010-2017, elle trouve sa signature artistique majeure dans l'art textile (Le canevas et la tapisserie )

[...] Un point récurent dans mon travail consiste à faire émerger une forme d'une autre forme, à faire surgir un nouveau travail d'un travail plus ancien.
Dans ma série des Tapisseries, réalisée à partir de nombreux canevas et tissages collectés, je construis une sorte de paysage, un espace ouvert et profond, où cohabitent tous les styles et toutes les générations, sans limites de temps et de genre, et où tout se rassemble et se fond pour ne plus faire qu'un. Ainsi émerge un nouveau territoire, fantasque, exubérant, où les frontières géographiques et artistiques sont abolies.
Cette forme de surexploitation de la matière iconographique et de ce flux d'images à recycler, à digérer, et à reformuler, finit par créer ce « tout », cher à l'assemblage, à la manière d'un organisme vivant.  Aurélia Jaubert

VALERIE LEYDET

Valérie Leydet

« A l’issue d’une carrière dans la communication politique en France et à l’étranger, Valérie Leydet s’est installée à La Ciotat où elle développe un travail de plasticienne.

Passionnée par les matériaux modestes et la poésie des transformations, elle s’attache à nouer les liens qui traversent les êtres par capillarité, par le partage des mémoires, la quête d’inattendu et de sens. « C’est la vulnérabilité, l’intimité, la résilience qui m’intéressent. L’équilibre précaire et le tissage aléatoire de nos vies est très inspirant pour moi. Je n’ai pas la sensation de faire autre chose que ce que j’ai toujours fait : écrire, pour détricoter les rhizomes de ma tête. » La vibration de la réparation la porte : cette accumulation d’instants éphémères et lumineux qui couturent nos vies comme autant de pansements. 

En utilisant essentiellement des textiles recyclés, elle nous propose une métamorphose de la matière qui interroge sur le devenir, sur ce que nous faisons de ce qui nous entoure et en particulier lorsque ces matériaux de proximité ont peu de valeur intrinsèque. 

Sensible aux arts premiers, Valérie Leydet trouve également dans la culture japonaise une source d’inspiration. 

Il y a dans son travail de la fibre textile, instinctif, méditatif, un désir de patience qui lui vient sans doute de parents artisans. 

Elle a exposé de nombreuses fois en France (Paris, Villefranche sur Saone, Marseille, Sanary, ..) et à l’étranger en Géorgie (Tbilissi Art fair 2019) et en Italie (Lucca biennale).

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